Publié le 15 mars 2024

Contrairement à l’idée reçue, invoquer le « droit à la déconnexion » en Belgique ne suffit pas à protéger votre carrière ou votre santé mentale. La clé réside ailleurs.

  • La véritable solution est de traiter la déconnexion comme une compétence comportementale, en gérant les frontières entre vie professionnelle et personnelle.
  • Le combat contre l’hyperconnexion professionnelle (mails tardifs) et personnelle (scrolling excessif) est le même : il s’agit de reprendre le contrôle de son attention.

Recommandation : Commencez par un audit honnête de vos propres habitudes numériques pour identifier les déclencheurs d’anxiété et de perte de temps, avant d’appliquer les stratégies ciblées de cet article.

Dimanche, 20h. Une notification de mail professionnel s’affiche sur votre téléphone. L’ignorer et culpabiliser ? Y répondre « vite fait » et sacrifier votre soirée ? Cette micro-décision, source d’une anxiété sourde, des milliers de travailleurs belges la vivent quotidiennement. Vous vous sentez hyper-connecté, tiraillé entre le besoin de souffler et la peur de passer pour un employé désengagé. Face à cela, la réponse semble simple : la Belgique a légiféré avec la CCT n°165 sur le droit à la déconnexion pour les entreprises de plus de 20 travailleurs.

Pourtant, la réalité est plus complexe. Les conseils habituels, comme « parler à votre manager » ou « désactiver les notifications », sont souvent insuffisants face à une culture d’entreprise qui valorise la réactivité et à notre propre tendance à combler le vide par le scrolling sur les réseaux sociaux. Le problème n’est pas seulement le mail professionnel, mais aussi l’heure passée sur Instagram juste avant de dormir, qui nuit tout autant à notre équilibre.

Et si la véritable clé n’était pas de brandir un texte de loi, mais de rééduquer notre cerveau ? Cet article propose une approche différente : voir la déconnexion non comme une contrainte légale, mais comme une compétence comportementale fondamentale à cultiver. Il s’agit de passer d’une déconnexion subie (par peur ou par oubli) à une déconnexion choisie et maîtrisée. Une compétence essentielle pour préserver sa santé mentale, mais aussi, paradoxalement, pour renforcer sa concentration et sa valeur professionnelle sur le long terme.

Nous allons explorer ensemble les mécanismes psychologiques de l’hyperconnexion et vous fournir des stratégies concrètes et adaptées au contexte belge pour reprendre le contrôle. De la gestion de votre « budget attentionnel » à la manière de refuser une réunion tardive avec diplomatie, vous découvrirez comment transformer ce « droit » en un véritable outil de performance et de bien-être.

Pourquoi scroller sur Instagram avant de dormir augmente votre anxiété du lendemain ?

Le réflexe est presque universel : la journée se termine, le cerveau est fatigué, et la main se tend vers le téléphone pour une « dernière » session de scrolling. Pourtant, cette habitude, loin d’être relaxante, sème les graines de l’anxiété du jour suivant. Le problème n’est pas seulement la lumière bleue qui perturbe la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Le contenu lui-même est un puissant catalyseur de stress. En Belgique, où l’enquête de santé Sciensano 2023-2024 révèle que le temps d’écran moyen atteint 5 heures et 30 minutes par jour, ce phénomène est loin d’être anecdotique.

Les plateformes comme Instagram ou TikTok fonctionnent sur un système de récompense variable intermittente. Chaque « swipe » est un pari : le prochain contenu sera-t-il intéressant, drôle, inspirant ? Ce mécanisme maintient le cerveau dans un état d’alerte et de recherche de dopamine, l’exact opposé de l’apaisement nécessaire au sommeil. De plus, vous vous exposez à une avalanche de comparaisons sociales. Les vies mises en scène, les réussites professionnelles affichées et les vacances de rêve créent un décalage avec votre propre réalité, nourrissant un sentiment d’insatisfaction ou de retard.

Une étude de 2024 a mis en lumière cette corrélation, montrant que les adolescents très exposés aux vidéos courtes subissent une dégradation de la qualité de leur sommeil et une augmentation de 16% de leur anxiété. Le cerveau, au lieu de traiter les informations de la journée et de se reposer, est bombardé de micro-stimuli. Le résultat ? Vous vous endormez plus tard, avec un esprit agité, et vous vous réveillez avec une charge mentale déjà élevée, avant même que la journée de travail n’ait commencé. Ce cycle d’hyperstimulation nocturne est un des principaux obstacles à une véritable déconnexion.

Comment réduire son temps d’écran de 2h par jour sans frustration ?

L’idée de réduire drastiquement son temps d’écran peut sembler punitive. Pourtant, l’objectif n’est pas la privation, mais la substitution intelligente. Pour l’employé hyper-connecté, la clé est de voir son attention non pas comme une ressource infinie, mais comme un « budget attentionnel » à gérer. Le but n’est pas de « ne rien faire », mais de réallouer consciemment le temps libéré vers des activités plus enrichissantes et véritablement reposantes. Chez les 15-24 ans belges, où le temps d’écran atteint en moyenne 7 heures et 42 minutes, cet enjeu est particulièrement critique.

La méthode la plus efficace est progressive. Commencez par mesurer objectivement votre usage via les outils natifs de votre smartphone (Temps d’écran sur iOS, Bien-être numérique sur Android). La prise de conscience est souvent un électrochoc. Ensuite, au lieu de viser une réduction globale, définissez des créneaux « sans technologie ». Par exemple, décidez que de 19h30 à 21h, le téléphone est en mode avion dans une autre pièce. Ce créneau, aligné sur le rythme de vie belge (après le travail, autour du repas et du JT), devient un sanctuaire pour votre attention.

Le plus important est de préparer des alternatives. La frustration naît du vide. Remplacez le temps de scrolling par des activités locales : une marche dans un parc, la reprise d’un hobby, un apéro avec des voisins ou l’inscription à un club de sport ou une association. La technique du « si/alors » est très efficace : « Si il est 20h et que j’ai envie de prendre mon téléphone, alors j’ouvre le livre qui est sur ma table de chevet. » Progressivement, vous recâblerez votre cerveau pour qu’il associe ces moments à la détente plutôt qu’à la stimulation numérique.

Personnes pratiquant des activités comme la lecture ou la pétanque dans le parc du Cinquantenaire à Bruxelles pour remplacer le temps d'écran.

Comme le suggère cette image, les alternatives existent partout autour de nous. Il ne s’agit pas de renoncer au monde moderne, mais de choisir activement de s’ancrer dans le réel. En réinvestissant ce temps, vous réduirez non seulement votre temps d’écran, mais vous enrichirez aussi votre vie sociale et personnelle, diminuant ainsi le sentiment de solitude que l’hyperconnexion peut paradoxalement générer.

Lecture ou marche : quelle activité remplace le mieux le scrolling du soir ?

Une fois la décision prise de remplacer le scrolling nocturne, une question se pose : par quoi ? Deux candidats principaux émergent souvent : la lecture et la marche. Bien que les deux soient infiniment plus bénéfiques que les écrans, ils ne répondent pas tout à fait aux mêmes besoins et ne conviennent pas au même profil. Choisir la bonne activité est crucial pour maintenir cette nouvelle habitude sur le long terme.

La lecture est une excellente activité de « décompression » cognitive. Elle force le cerveau à se concentrer sur une seule tâche, améliorant la concentration et le vocabulaire. Elle réduit l’exposition à la lumière bleue et envoie un signal clair au corps qu’il est temps de ralentir. La marche, quant à elle, offre une fatigue physique saine et une détente musculaire, particulièrement bénéfique pour les employés de bureau sédentaires. Elle permet à l’esprit de vagabonder, stimulant la créativité et aidant à la résolution de problèmes en arrière-plan.

Le tableau suivant synthétise les bénéfices respectifs de chaque activité pour vous aider à choisir celle qui correspond le mieux à votre situation et à vos besoins du moment.

Comparaison Lecture vs Marche pour remplacer le scrolling
Critère Lecture Marche
Impact sur le sommeil Réduit la lumière bleue, favorise la mélatonine Fatigue physique saine, détente musculaire
Bénéfices cognitifs Améliore concentration et vocabulaire Stimule créativité et résolution de problèmes
Profil idéal Travailleurs en contact avec le public Employés de bureau sédentaires
Durée recommandée 15-30 minutes 30-45 minutes

En Belgique, des initiatives locales émergent pour encourager ces pratiques. Elles offrent une alternative structurée et sociale à la solitude du scrolling.

Exemple concret : Le Slow Reading Club en Belgique

Cette initiative belge propose à des groupes de se retrouver une à deux fois par mois pour lire en silence pendant une heure dans des cafés, librairies ou parcs. Les sessions ont souvent lieu en début de soirée (18h-20h), offrant une transition parfaite entre la journée de travail et la soirée. Les participants témoignent d’une véritable « bulle de bien-être » et d’une coupure totale avec le numérique, le tout pour un coût modique (environ 5€ par séance). C’est la preuve que la déconnexion peut aussi être une expérience collective et enrichissante.

L’erreur de croire que la vie des autres est aussi parfaite que leur feed

Un des moteurs les plus puissants de l’hyperconnexion anxieuse est la comparaison sociale ascendante : le processus de se comparer à des personnes qui semblent « mieux » réussir. Les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn et personnels comme Instagram sont des vitrines parfaitement agencées de cette illusion. On n’y voit que les promotions, les projets réussis, les vacances idylliques, jamais les doutes, les échecs ou les journées difficiles. Cette vision biaisée de la réalité est particulièrement nocive, et les chiffres le confirment : une étude révèle que 57% des internautes belges de moins de 20 ans déclarent subir au moins un impact négatif lié aux écrans, la comparaison sociale étant un facteur majeur.

En tant qu’employé consciencieux, vous pouvez facilement tomber dans ce piège. Voir un collègue annoncer une réussite un samedi peut déclencher un sentiment d’urgence et de culpabilité, vous poussant à ouvrir votre ordinateur « juste pour vérifier quelque chose ». Vous ne comparez pas votre réalité complexe (incluant la fatigue, les obligations familiales, les doutes) à la sienne, mais à la version éditée et optimisée qu’il en présente. C’est un jeu auquel il est impossible de gagner, car le point de référence est faussé. L’expert belge Bruno Humbeeck nuance cette perception en soulignant l’ambivalence de notre rapport aux écrans.

On n’a plus une génération complètement connectée et une autre complètement déconnectée. On a affaire à une génération instruite mais qui va creuser cette instruction encore davantage en utilisant les écrans.

– Bruno Humbeeck, Psychopédagogue à l’UMons, interview RTBF

Cette citation rappelle que les écrans sont des outils. La clé est de passer d’une utilisation passive et comparative à une utilisation active et intentionnelle. Reconnaître le « biais de la vitrine sociale » est la première étape pour s’en affranchir. Rappelez-vous que ce que vous voyez n’est qu’une infime partie, soigneusement sélectionnée, de la vie des autres. Votre valeur professionnelle ne se mesure pas à votre réactivité le week-end, mais à la qualité et la profondeur de votre travail durant les heures dédiées.

Problème d’interruption : comment configurer votre téléphone pour ne plus être esclave des « bips » ?

Le droit à la déconnexion est moins une question d’horaires que de contrôle des interruptions. Chaque « bip » ou vibration est une sollicitation qui fragmente votre attention et vous maintient dans un état d’alerte. Reprendre le contrôle ne signifie pas devenir injoignable, mais choisir quand et comment vous êtes joignable. Heureusement, les smartphones modernes offrent des outils puissants pour ériger des frontières numériques claires, en parfait accord avec l’esprit de la loi belge.

En effet, l’application concrète de ce droit est une obligation pour de nombreuses entreprises. Depuis avril 2023, la CCT n°165 impose aux entreprises belges de plus de 20 employés de définir des modalités pratiques de déconnexion. Cela peut se traduire par des serveurs en veille hors horaires ou des signatures d’email incitant à ne pas répondre immédiatement. Mais la responsabilité finale de configurer vos propres outils vous incombe. Les modes « Concentration » (Focus) sur iOS ou Android sont vos meilleurs alliés. Ils permettent de créer des profils qui filtrent les notifications selon le contexte.

L’idée est de créer au minimum deux modes : « Travail » et « Privé ». Le mode « Travail » peut autoriser les notifications de vos applications professionnelles (Slack, Teams, Outlook) et de contacts clés (votre manager). Le mode « Privé », quant à lui, doit bloquer systématiquement toutes ces sources professionnelles. Vous pouvez même l’automatiser pour qu’il s’active chaque jour à votre heure de fin de travail. C’est une manière proactive de faire respecter votre droit à la tranquillité, sans confrontation directe.

Votre plan d’action pour un smartphone maîtrisé

  1. Créer un mode « Travail » : Autorisez uniquement les notifications des applications (ex: Teams, Slack) et des contacts (ex: manager direct) essentiels à vos tâches.
  2. Créer un mode « Privé » : Bloquez systématiquement toutes les applications et notifications professionnelles. Activez-le manuellement ou automatiquement dès la fin de votre journée.
  3. Automatiser la transition : Programmez l’activation automatique du mode « Privé » chaque soir à une heure fixe (par ex. 19h, après le JT belge) pour créer un rituel clair.
  4. Utiliser les résumés de notifications : Regroupez les notifications non urgentes (réseaux sociaux, actualités) pour qu’elles soient délivrées en un ou deux blocs par jour, plutôt qu’en continu.
  5. Fixer des limites d’applications : Pour les applications « chronophages » (Instagram, TikTok, Facebook), définissez une limite de temps quotidienne (ex: 1 heure maximum) pour éviter le scrolling infini.

Comment dire non à une réunion tardive sans passer pour un désengagé ?

C’est peut-être la situation la plus redoutée par l’employé consciencieux : la demande de réunion qui tombe à 17h45 pour 18h30. Refuser semble risqué pour sa carrière, accepter signifie sacrifier sa vie personnelle. Ce dilemme est courant, sachant que 54% des employés belges sont encore sollicités en dehors de leurs heures de travail malgré la législation. La clé pour s’en sortir avec élégance réside dans la communication : il ne s’agit pas de dire « non », mais de proposer une alternative qui réaffirme votre engagement et votre professionnalisme.

Le secret est de déplacer le focus de votre indisponibilité vers votre souci de qualité et d’efficacité. Un « non » sec peut être interprété comme un manque d’implication. Une réponse qui suggère une meilleure façon de contribuer est perçue comme constructive. La culture du travail en Belgique, souvent basée sur le dialogue et le compromis, est particulièrement réceptive à ce type d’approche. Au lieu de voir la situation comme une confrontation, voyez-la comme une négociation pour trouver le meilleur moment pour tous.

Voici quelques scripts de communication, adaptés à la culture belge du compromis, que vous pouvez utiliser ou adapter. Ils vous permettent de protéger votre temps tout en montrant que vous prenez le sujet au sérieux :

  • Le proactif : « Je ne suis malheureusement plus disponible à cette heure. Cependant, je m’engage à prendre connaissance du compte-rendu dès demain à 9h et à vous fournir mon retour dans la foulée pour ne pas ralentir le projet. »
  • Le garant de la qualité : « Pour garantir ma pleine attention et contribuer au mieux à cette discussion, je privilégie les réunions pendant mes heures de travail. Serait-il possible de planifier cela demain matin ? Je suis flexible. »
  • Le référent à la charte : (Si votre entreprise a une charte de déconnexion) « Conformément à notre charte, je ne prends plus de réunions après 18h. Je vous propose volontiers un créneau alternatif demain dès la première heure. »
  • La prévention : La meilleure méthode reste la prévention. Bloquez proactivement des créneaux « Indisponible » ou « Vie privée » dans votre agenda partagé après une certaine heure. Cela rend votre indisponibilité visible et légitime.

Problème de stockage saturé : comment nettoyer son téléphone pour qu’il redevienne rapide ?

Un téléphone lent et saturé n’est pas qu’un problème technique ; c’est un symptôme de notre charge mentale numérique. Les fichiers de travail qui s’accumulent, les dizaines d’onglets ouverts, les applications professionnelles qui tournent en fond… Tout cela contribue à un sentiment de désordre mental et brouille la frontière entre vie pro et vie perso. Transformer le nettoyage de son smartphone en un rituel de « désencombrement numérique » est une pratique puissante pour faciliter la déconnexion.

Ce rituel, à pratiquer en fin de journée ou de semaine, consiste à fermer consciemment la « porte » du bureau numérique. Cela implique d’archiver les dossiers de travail terminés, de fermer tous les onglets de navigateur liés à des projets professionnels et de supprimer les notifications non lues. Cet acte symbolique envoie un signal fort à votre cerveau : la journée de travail est terminée. Il ne s’agit plus de subir un appareil lent, mais d’utiliser activement son nettoyage pour marquer une transition claire et apaisante vers le temps personnel.

Au-delà du rituel mental, un nettoyage régulier est une question d’hygiène numérique et de sécurité, notamment dans le cadre du RGPD. Utiliser son téléphone personnel à des fins professionnelles impose des responsabilités. Il est crucial de s’assurer que les données de l’entreprise sont gérées de manière sécurisée et que la séparation avec vos données personnelles est claire.

  • Supprimez les fichiers pros : Ne conservez pas de documents professionnels sensibles sur le stockage local de votre téléphone personnel.
  • Désinstallez les applications inutiles : Faites le tri dans les applications de travail. Si vous n’en avez plus l’usage, supprimez-les pour libérer de l’espace et réduire les « portes d’entrée » des notifications.
  • Utilisez le cloud d’entreprise : Privilégiez toujours un espace de stockage cloud sécurisé fourni par votre employeur plutôt que la mémoire de votre appareil.
  • Activez le chiffrement : Assurez-vous que les données de votre téléphone sont chiffrées pour protéger les informations en cas de perte ou de vol.
  • Configurez la suppression automatique : Paramétrez vos applications de messagerie pour supprimer les anciens messages et fichiers après 30 ou 90 jours.

À retenir

  • Le droit à la déconnexion en Belgique est moins une question de loi que de compétence comportementale à développer pour gérer les frontières numériques.
  • La lutte contre l’hyperconnexion est globale : les stratégies pour contrer les mails professionnels tardifs sont les mêmes que pour limiter le scrolling personnel excessif.
  • Des solutions concrètes et adaptées au contexte belge existent, allant de la configuration de son smartphone à l’aménagement d’un espace de travail délimité.

Comment aménager un bureau ergonomique chez soi sans sacrifier une pièce entière ?

Pour l’employé en télétravail, la frontière la plus fondamentale est physique. Quand le salon devient le bureau et la table à manger la salle de réunion, la déconnexion devient presque impossible. L’absence de séparation spatiale entre le travail et la vie privée entretient un état de connexion permanente. Il n’est cependant pas nécessaire de disposer d’une pièce dédiée pour créer une séparation psychologique efficace. L’enjeu est de créer un « coin bureau » délimité, même dans un petit espace, pour matérialiser le début et la fin de la journée de travail. Ce besoin est d’ailleurs de plus en plus reconnu, comme en témoigne la hausse de 300% des demandes de mobilier ergonomique observée par Flokk Belgique depuis la généralisation du télétravail.

La solution réside dans le mobilier modulable et les astuces de délimitation visuelle. Un bureau mural rabattable, un secrétaire compact ou un système d’étagères modulaires peuvent créer un espace de travail fonctionnel qui disparaît ou change de fonction en fin de journée. Des marques belges iconiques proposent des solutions élégantes et durables pour cela.

Solution belge modulable : Le système Kewlox

Icône du design belge depuis plus de 50 ans, Kewlox propose un système de mobilier basé sur des cornières en acier et des panneaux standards, assemblés sans vis ni clous. Cette modularité est parfaite pour créer un bureau sur mesure, même dans un coin de pièce, qui peut être facilement monté, démonté ou transformé selon les besoins. C’est un investissement durable (garantie à vie) qui permet de créer un espace de travail défini sans figer l’aménagement de son intérieur.

Au-delà du mobilier, la création d’un « territoire » de travail passe par des détails importants. L’indemnité forfaitaire pour le télétravail en Belgique peut d’ailleurs être judicieusement investie dans ces aménagements :

  • Délimitez l’espace au sol : Un simple tapis placé sous votre bureau et votre chaise suffit à créer une « île » visuelle dédiée au travail.
  • Créez un éclairage spécifique : Utilisez une lampe de bureau avec une lumière différente de l’éclairage d’ambiance de la pièce. L’allumer le matin et l’éteindre le soir devient un rituel de début et de fin de journée.
  • Utilisez un paravent : Un paravent mobile peut cacher le coin bureau le soir et le week-end, aidant à « oublier » le travail. On en trouve facilement dans des enseignes comme Casa ou Ikea en Belgique.
  • Rangez systématiquement : Créez une routine où, chaque fin de journée, l’ordinateur portable est rangé, les carnets fermés et la surface de travail dégagée.

Pour aller plus loin, il est crucial de comprendre comment intégrer cette approche dans un plan global d’aménagement de votre espace de vie.

Appliquer le droit à la déconnexion est moins une bataille juridique qu’un projet personnel de bien-être. Commencez dès aujourd’hui à mettre en place une de ces micro-actions pour reconquérir votre attention et bâtir une carrière plus sereine et durable en Belgique.

Rédigé par Yasmine Benali, Consultante en stratégie numérique et experte en technologies grand public. Elle aide à maîtriser les outils tech, de l'IA à la cybersécurité, tout en préservant l'équilibre vie pro/vie perso.